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Nom du blog :
leroiloup
Description du blog :
Foutraque
Catégorie :
Blog Société
Date de création :
20.05.2007
Dernière mise à jour :
19.09.2007

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Musique

Trazom

Publié le 23/05/2007 à 12:00 par Le roi Loup
Trazom
Dentelle fine, bas de soie, odeur délicate de vie, impression de merveilleux, musique qui trotte dans la tête je t'aime et t'embrasse. Du petit Wolfy au génialissime, à l'incomparable, à l'inqualifiable maetro Wolfgang Gotlieb Amadeus Mozart que faire sinon rester muet et écouter, réécouter, bouffer, savourer, se baigner dans vos notes, dans vos mots, dans vos lettres ? On vous prête cette phrase : " je cherche des notes qui s'aiment " , et vous avez fait naître sans doute plus d'amour entre les notes, qu'en Dieu n'en eut pour pour les hommes ou fit exister entre eux. Mozart, musique vivante ou incarnation de la musique, dieu de l'harmonie, dieu de la mélodie rend simple et évident ce qui ne l'est pas. Il semble impossible de vous égaler et, pourtant lorsqu'on vous écoute tout parait si clair, il se dégage un sentiment étranged'évidence imprévisible. On vous écoute en se disant : " bien-sûr " .
Aussi bien enfant prodige ( prodigieux plutôt ) que rock star de la période classique et pourquoi pas icône à la passion dévorante, à l'amour des femmes, de la chair, à l'amour tout court, au goût de la fête et du bon vin et du billard, quel rôle vous va le mieux ? Tous ! Car Mozart sait tout faire. Mozart c'est Dieu en mieux. Selon certains, c'est aussi l'auteur du silence qui suit sa musique. Mozart est partout sauf dans sa tombe construite bien après sa mort et pleine de reste de pauvres Viennois. Levons d'ailleurs un malentendu d'ailleurs sur son enterrement : s'il n'y avait personne ce n'est pas qu'il est mort sans ami, c'est bêtement que la peste qui sévissait à Vienne contraignait ses habitants par ordre impérial, à ne pas sortir de chez eux. Alors oui, il n'eut qu'un chien pour dernière compagnie, " un chien croque-mort du hasard " comme chantait Léo Ferré. Et ce n'est pas non plus le surmenage qui l'a emporté mais une côte de porc avariée.
Je vous laisse là où il nous a laissés : " Vocame...
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Varèse

Publié le 21/05/2007 à 12:00 par Le roi Loup
Varèse
Ce matin pas d'école, nous sommes allés à l'hôtel, un petit hôtel cosi au coeur de Paris, à deux pas de Notre-Dame. La pierre de qualité n'est plus toute jeune puisque l'établissement est ouvert depuis plusieurs siècles déjà. La fréquentation est en permanence au maximum, et la menace de chômage pour le personnel reste une hypothèse sans grande envergure. Si vous cherchez un endroit où dormir pour visiter la capitale, venez vite à l'Hôtel-Dieu. Ne soyez pas troublés par le tenue vestimentaire des employés, je vous préviens tout de suite : trop blanche, impersonnelle et parfois triste, cela dit celle des clients n'est guère mieux. J'en toucherai deux mots au directeur s'il daigne un jour me recevoir à ce sujet. Au programme des réjouissances, la maison propose des médecins, des infirmières, des malades et même pour les plus chanceux des mourants... sont de rigueur la souffrance et la douleur, et pourquoi pas quelques larmes au détour d'un couloir.
Alors nous sommes partis, il était à peu près midi, pour visiter l'un de nos professeurs de Paris 8, dont je tairai le nom car je ne suis pas sûr qu'il tienne à ce que son identité soit révèlée et je ne me permettrai pas cette liberté. Bien-sûr la famille était là aussi, les yeux imbibés de larmes, les visages serrés habités de tristesse, de fatigue et de peine, mais dignes et calmes. Au bout d'une petite heure au goût de cafés et de verres d'eau, nous nous sommes résolus à entrer dans la pièce. Nous y attendaient un visage jauni, et des yeux où demeurait encore un peu de vie, mais une vie affaiblie, amoindrie avec malgré tout un peu d'espoir, mais trop peu d'espoir. La voix n'était plus là, seul persistait un râle de souffrance. Le crâne était caché par un machin bizarre en coton. Nous nous sommes approchés, je crois qu'elle nous a vus et même reconnus, alors nous avons pris ses mains dans les notres, et elle nous répondait par petites pressions. A un moment, je crois qu'elle a tenté de nous parler, sans doute pour nous dire qu'elle aurait préfèré nous voir en cours plutôt que la-bas. Elle tenait absolument à assurer jusqu'au bout, et nous devrons nous contenter du savoir qu'elle a pu nous transmettre jusque maintenant, ce qui est déjà bien. Elle a su rester digne alors que son cancer la rongeait depuis preque dix ans, et pas un seul instant je n'avais imaginé que ses cheveux n'étaient qu'une perruque et son corps une douleur chimiothérapisée. Maintenant je pense à mon professeur de français de première, fauché par un cancer pendant les vacances d'été soit après la fin des cours, lui aussi tenait à préparer ses élèves, jusqu'au bout, jusqu'à la fin, jusqu'à la mort, vaille que vaille. Et puis, il s'en est allé : " à la trappe " . Et encore une fois, nous allons devoir rester avec notre tristesse, et elle ne plus être. J'espère quand même que nous pourrons encore la visiter quelques fois, pour qu'elle prenne conscience que nous reconnaissons sa générosité et sa gentillesse dans un moment où l'on a plutôt tendance à penser à sa gueule plutôt qu'à celle de ceux qui s'offrent le luxe de faire des études. A l'heure qu'il est je suis triste, mais la vie continue vaille que vaille, et puis bien-sûr mon chagrin n'est pas comparable à celui éprouvé par la famille, mais qu'importe je ne suis pas friand de ce genre de compétitions. Je transmets cependant tout le courage nécessaire à ses parents et proches...
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