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Nom du blog :
leroiloup
Description du blog :
Foutraque
Catégorie :
Blog Société
Date de création :
20.05.2007
Dernière mise à jour :
19.09.2007

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Humeur

Septembre

Publié le 02/09/2007 à 12:00 par leroiloup
Comme à chaque rentrée...

nous voilà un peu plus rigoureux, quelques envies en plus, quelques propretés aussi, et toujours et toujours ce petit chose de début, de nouveauté et son lot de surprises. Chacun remise ses cigarettes alors que d'autres revendent celles qu'ils ont achtées en détaxe ; et certaines se préparent à un régime spartiate... bref, tout se bouscule aprés s'être bien bousculé. Bien tendre, bien triste, comme une matinée à la campagne, un petit déjeuner que l'on aime, humide et froid, et pourtant si joli... La vie reprend, Paris et son décor, le vroumvroum des autos et les violons qui frisonnent dans le dos des amoreux, une larme ou deux de peine ou de joie dans les yeux. Tout va se redire vite, tout, et toujours les mêmes choses.
Les autres promesses, les autres sourires, les derniers mensonges, et bien sûr des vérités qui ne durent pas longtemps : du grand n'importe quoi comme d'habitude qui peuple notre année, nos jours et même notre existence, Mais ecore une fois ce sera pour de vrai, un dictionnaire de l'académie officielle des rois du trésor des trésors par les siècles de siècles et spiritus et amen...
Pourtant quand on regarde en l'air les tuiles sont rouges !



--

Pouaaaaa

Publié le 14/06/2007 à 12:00 par leroiloup
Dès l'enfance, s'abat sur nous la dictature de la ressemblance à l'autre ; ne vous souvenez vous pas la chanson : " savez vous planter les choux... " où l'on veut se moquer des gens qui font autrement ? Dès l'âge de trois ans on te laisse entendre qu'il vaut mieux être et faire comme " nous ". Plus tard on critique le bon élève car " il n'est pas pareil " et le mauvais parce qu'il est " trop con "; et pas un seul instant on ne dit à la masse qu'elle ne vaut pas mieux, bien-sûr que non elle est trop intelligente pour être jugée et coupable à la fois. Et l'on ne doit pas écouter une musique qui ne se vend pas, lire des livres considérés intellos, aimé des peintures peu connues, les gens se doivent solidarité... Finalement il y a quelque chose de paradoxal : pour etre " bien " nous devons etre comme les autres, et cette solidarité suppose qu'on ne doive pas être mieux ; la masse aurait une volonté de bien mais pas de meilleur, une inertie médiocre, lamentable selon mon avis. Je ne sais pas ce que veut dire " bien ", encore moins " meilleur ", et nous ne sommes que des sujets, alors comme notre réalité et notre monde ( tels que nous les pensons ) ne s'articulent qu'autour de notre langage : tout est subjectif... le bien, le mal, le bon, le mauvais, le moche, le beau... et tout ce qu'il y a entre, et tout ce qu'il y a autour.
Finalement, s'il le pouvait le monde ne serait qu'une seule et même personne, les gens veulent se connecter, se ressembler... Il voudrait se bercer dans une sorte d'illusion où tout va dans le même sens. Les gens que nous appelons ainsi par crainte d'être comme eux

La soif du mal

Publié le 10/06/2007 à 12:00 par leroiloup
La soif du mal
Nous y voilà... Un banc, une bûche, des chiens-loups, quelques feuilles séchées, un peu d'alcool et pas mal de palabres... L'air pue, et même les rats sont creuvés. " Je n'avais amour ni demeure nulle part où je vive ou meure, Je passais comme la rumeur, Je m'endormais comme le bruit " ( Aragon ). Lqa bouteille près du banc est tombée, laissant échapper un fracas de bris de verre, comme le sang jaillissant de la côte de boeuf que l'on tranche. Le liquide s'est répandu comme un éclat majestueux et dégueulasse, une étoile aux nombreuses branches s'est étendue à côté des pieds des clodos. Tout semble un peu désordonné, et pourtant tout s'arrange, se range tout au moins.
Des enfants passent, comme pour calmer la tension, mais rien n'y fait, et finalement elle ne peut faire autrement que de monter vers des sommets intouchables d'habutude, le Worl Trade Center s'effondre et diffuse un nuage de fumée irrespirable. Puis, après quelques heures, on voit l'hécatombe mais aussi le calme paisible revenu. Il n'y a plus grand chose mais, ce pas grand chose est bien vrai et bien solide, on pense quand même à un mémorial en souvenir du temps où tout se passait bien, mais les gens ne pleurent pas. Il n'y a pas de quoi pleurer d'ailleurs " tout dans la vie arrive à son heure ".
Et puis, plus rien. De toute façon, tout n'était qu'illusion, falsification, une mascarade qui soudain se change en fumée, en vent, en ce qu'elle a toujours été au fond... une merde plus légère en plus. Il ne faut rien regretter parait-il, alors soyons ravis de la fin.
Nous marcherons longtemps en réflechissant, comme si nos pas symbolisaient une pensée qui avance, comme si nous accompagnions notre cervelle. Heureusement, il y aura des fontaines, où nous pourrons nous désaltérer, nous reposer et même pire : nous parler !

Kaline

Publié le 02/06/2007 à 12:00 par leroiloup
La musique revient, et bat son plein de beauté et de grâce. Deux ou trois sifflets de pigeon ponctue des bouts d'acord et de mélodie désordonnés. Des humeurs vagabondes déambulent dans un décor poussièreux, désabusé comme une étoile comme rien. Tout juste un moustique aux ailes jaunies et baissantes, quelques : fa, do, sol, ré, la, mi, si... desepérés trainant sur des

Capitulation

Publié le 31/05/2007 à 12:00 par leroiloup
Capitulation
La fin des haricots a sonné, avec son tout plein d'élégance de foutraquitude, de bordel... L'alcool résonne plus que jamais comme un matin trop calme " ennivré de matins trop calmes " comme des dames au son clair des archets des violons s'englotant... Les coups de soleil rendus cloques, cloques percées par rien. Par des mensonges, par rien, par un immondice.... La dignité et alors... des dollars de dolars. Des chéries à casser les armoires., des armoires à remonter les pendules des horloges... de claque-merde de pacotille. Gants de toiettes délavés, au souillage allourdi par un néant palapable. Les passages cloutés où passent des Beattles n'ont de diférent des autres, que quelques kilos de drogue et de célébrité ; du vent en somme.
Et au hasard de peu de chose on s'épuise, on se perd... on s'endort avec ce qu'il reste de dignité !

mieux vaut tard que jamais...

Publié le 27/05/2007 à 12:00 par leroiloup
mieux vaut tard que jamais...
La nuit déroule son flambeau d'étoiles et mon bide son écoeurante générosité d'alcool... Il est preque le matin mais je tiens à laisser le mot du jour, avec certes quelques heures de retard. Ce mot qui ne veut rien dire, ce mot qui ne peut rien dire, comme pour ne pas dormir, comme pour ne pas mourir...
Terrifiant, insolent, comme une pluie, le n'importe quoi du matin où l'on ouvre l'oeil qui sait qu'il n'ouvrira pas grand chose, l'oeil fatigué du taureau qui n'aperçoit même plus le rouge de la cape qui finira par le tuer. Et pire encore, celui qui sait mais, courageux fonce vers le sabre déguisé en toréro paré de pourpre et d'or. Mes yeux s'éteignent., seules mes oreilles me retiennent.
Quelques notes me tiennent éveillé, je n'ai jamais pu m'endormir avec de la musique, les oreilles ne se ferment pas et ma citrouille suit la musique comme un fil pour sortir du labirynthe. Et je sais pertinemment que la sortie se trouve à la fin de la musique.
Le jour se lève, je vais éteindre les lumières de ma chambre, écouter les premiers oiseaux du matin, dans le silence merveilleux du Paris calme clair de presque cinq heures...
Mes paupières satisfaites tombent, je m'endors avec Beethov et tous les copains...

Gracieuse

Publié le 24/05/2007 à 12:00 par Le roi Loup
Gracieuse
Aujourd'hui le ciel est bleu et les femmes belles. Ils remplissent la ville, son métro et ses avenues. On voit beaucoup de jupes et de jambes qui se dorent au soleil, et les yeux ne savent plus où donner de la tête entre les arbres verts, les chairs et la beauté environnante. Et même le laid devient merveilleux. Les gens sourient et le joie palpable envahit les humeurs... Ca sent le champagne et l'ivresse, on se croirait au Paradis. Les terrasses des cafés pleines de lunettes noires et de verres qui claquent, sentent bon la nature et le parfum leger de l'été. Les serveurs valsent entre les tables, l'argent pleut et les sourires exploisent les visages : une sorte de beau jour qui tombe comme ça, on ne sait pourquoi ! Vie mystérieuse et changeante qui passe des larmes aux rires, de la peine à la joie, tu nous réserve bien des surprises, et si nous voulons te vivre c'est sans doute parce que nous ne te comprenons pas. Que c'est bon de découvrir ce qu'on ne pige pas et apprendre à le connaitre, l'inconnu est si fascinant et aimable ! ! !
La journée commence par un regard appuyé et chaleureux et, d'un coup un bonheur s'installe jusqu'au soir et parfois au-delà, un peu comme une musique qui ne voudrait plus sortir de l'esprit, une joie qui collerait au corps... ça ne s'explique pas. C'est d'ailleurs très difficile de donner une raison objective à ses humeurs, de toute façon nous sommes des sujets et donc, tout ce que nous disons ne peut qu'être subjectif. Ce que ça change ? pas grand chose sans doute, et nous ne pouvons pas le savoir, alors...
Même les statues participent à la fête, elles gigotent sur leur piédestal, lévent les bras et les jambes et offrent des joues pleines de grâce. On s'allonge dans l'herbe tendre et verte pour regarder le ciel, et l'on bulle pour mieux pénétrer l'atmosphère généreuse et gracieuse. Le temps s'immoblise, se cristalise dans une sorte de merveilleux et d'idéal. Les étoiles sont de l'autre côté du monde, elles brillent pour ceux qui dorment, festoient, ou pleurent de chagrin, peut-être qu'elles les rassurent, peut-être qu'elles les effraient, mais ici, nous n'avons que le soleil tout grand, tout gros.
Les pianos jouent de jolies notes de musique. Les oiseaux sifflotent comme pour dire que eux aussi sont tranquilloux, penardos, sur les balcons, branches et fenêtres. On entendrait presque la mer si nous avions l'ouie assez fine et si elle était proche.
Les fruits seront bientôt à table...
Son associé :

" Choupoul "

Publié le 22/05/2007 à 12:00 par Le roi Loup
" Choupoul "
Souvent les personnes se souviennent et se disent : " c'était mieux avant " . D'où vient cette envie de comparaison ? L'inconnu fait-il si peur qu'on finit par se dire que l'acquis, ce qui a été vécu, devenu figé, fini est forcément meilleur que la suite ? Sommes-nous un espace, un instant de rupture entre notre passé et ce que nous allons vivre ? D'où vient le désir de s'accrocher à hier, cette idée que nous voulons récupérer un ancien bonheur ? Souvent nous nous positionnons ainsi, lors des moments de peine et nous terminons par habiller de tristesse, certains parlent de nostalgie, des heures merveilleuses, heureuses, pleines de joie qui appartiennent à une vie antérieure.
Je n'aime pas cette attitude, elle ne me semble pas enrichissante et pire encore, je la crois destructrice. Ce qui est mort est mort, terminé, arrété. Le souvenir me parait salvateur dans la seule mesure où on ne le rattache qu'à la date où les événements se déroulèrent et non pas, à un présent actuel dans un but comparatif. Chaque instant peut se savourer et, l'idée d'un passé merveilleux me plait et plus encore celle d'un futur encore meilleur. Et même si tout le temps est lié par un déroulement inévitable, inexorable, il me semle absurde d'interchanger les éléments, chacun a la place qui lui a été accordée. Un jugement de valeur apparait hors de propos : " le fil de coton précède le tissu mais l'un vaut-il mieux que l'autre ? Le fils suit les parents et là encore qui est le meilleur ? " Demeure l'espoir que l'évolution ou le changement aillent vers un mieux.
Et puis regarder en arrière, à quoi cela rime-t-il ? Ca ne repassera jamais devant. Nous passons notre existence à nous vider et nous remplir, aussi bien physiquement que psychiquement. Alors, il faut se demander si l'on préfère regarder ses selles ou le plat délicieux du prochain repas. J'ai une petite de ma réponse. Ceux qui souffrent ou regrettent leur passé ont certainement eu des problèmes de digestion. Je suggère l'usage de bicarbonate, de petits vomis en forme de gerbes ou de cris, ou encore quelques larmes, enfin un de ces machins qui s'expulse ( non je ne serai pas scabreux ).
Parfois, le passé ramène sa fraise, sans que nous l'ayions invité, certes... Eh bien, je préfère l'affronter, le voir en face et lui répondre : " je sais, et alors ? Je te connais, je t'ai accordé du temps mais maintenant c'est fini pour toi, j'ai d'autres copains à voir et plus de place pour toi sinon ce sera eux qui en pâtiront, je nous en voudrais ! Sur ce, bonsoir " . L'oubli me gène aussi, mais comme chantait Piaf : " Non rien de rien, non je ne regrette rien " de là à rester dans une illusion déchue, faut peut-être pas déconner... J'ai d'autres jours à fréquenter.
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