promis on arrete de te jeter des cailloux!... (Voir la suite) Par Lee, le 15.08.2007
et les mecs qu'envoient des chaînes de mail à ses contacts, on en parle pas de ceux là !!!???... (Voir la suite) Par nina, le 01.07.2007
quand j'étais toute petite, je partageais la chambre d'un ch'tit blond aux yeux bleus.
il me taquinait, m'in... (Voir la suite) Par La tite soeur, le 03.06.2007
je t'aime comme un frere mec.
serieux... (Voir la suite) Par Sipan, le 01.06.2007
j'adore ton style d'écriture. tu me rappel quelqu'un qui lui aussi avait un don magnifique.
emotio ns car ... (Voir la suite) Par l\'anarchiste, le 26.05.2007
nous n'irons finalement pas la voir, ou seulement dans la boite en bois qu'on nous réserve pour la fin... exa... (Voir la suite) Par Loup, le 21.05.2007
Ce matin pas d'école, nous sommes allés à l'hôtel, un petit hôtel cosi au coeur de Paris, à deux pas de Notre-Dame. La pierre de qualité n'est plus toute jeune puisque l'établissement est ouvert depuis plusieurs siècles déjà. La fréquentation est en permanence au maximum, et la menace de chômage pour le personnel reste une hypothèse sans grande envergure. Si vous cherchez un endroit où dormir pour visiter la capitale, venez vite à l'Hôtel-Dieu. Ne soyez pas troublés par le tenue vestimentaire des employés, je vous préviens tout de suite : trop blanche, impersonnelle et parfois triste, cela dit celle des clients n'est guère mieux. J'en toucherai deux mots au directeur s'il daigne un jour me recevoir à ce sujet. Au programme des réjouissances, la maison propose des médecins, des infirmières, des malades et même pour les plus chanceux des mourants... sont de rigueur la souffrance et la douleur, et pourquoi pas quelques larmes au détour d'un couloir.
Alors nous sommes partis, il était à peu près midi, pour visiter l'un de nos professeurs de Paris 8, dont je tairai le nom car je ne suis pas sûr qu'il tienne à ce que son identité soit révèlée et je ne me permettrai pas cette liberté. Bien-sûr la famille était là aussi, les yeux imbibés de larmes, les visages serrés habités de tristesse, de fatigue et de peine, mais dignes et calmes. Au bout d'une petite heure au goût de cafés et de verres d'eau, nous nous sommes résolus à entrer dans la pièce. Nous y attendaient un visage jauni, et des yeux où demeurait encore un peu de vie, mais une vie affaiblie, amoindrie avec malgré tout un peu d'espoir, mais trop peu d'espoir. La voix n'était plus là, seul persistait un râle de souffrance. Le crâne était caché par un machin bizarre en coton. Nous nous sommes approchés, je crois qu'elle nous a vus et même reconnus, alors nous avons pris ses mains dans les notres, et elle nous répondait par petites pressions. A un moment, je crois qu'elle a tenté de nous parler, sans doute pour nous dire qu'elle aurait préfèré nous voir en cours plutôt que la-bas. Elle tenait absolument à assurer jusqu'au bout, et nous devrons nous contenter du savoir qu'elle a pu nous transmettre jusque maintenant, ce qui est déjà bien. Elle a su rester digne alors que son cancer la rongeait depuis preque dix ans, et pas un seul instant je n'avais imaginé que ses cheveux n'étaient qu'une perruque et son corps une douleur chimiothérapisée. Maintenant je pense à mon professeur de français de première, fauché par un cancer pendant les vacances d'été soit après la fin des cours, lui aussi tenait à préparer ses élèves, jusqu'au bout, jusqu'à la fin, jusqu'à la mort, vaille que vaille. Et puis, il s'en est allé : " à la trappe " . Et encore une fois, nous allons devoir rester avec notre tristesse, et elle ne plus être. J'espère quand même que nous pourrons encore la visiter quelques fois, pour qu'elle prenne conscience que nous reconnaissons sa générosité et sa gentillesse dans un moment où l'on a plutôt tendance à penser à sa gueule plutôt qu'à celle de ceux qui s'offrent le luxe de faire des études. A l'heure qu'il est je suis triste, mais la vie continue vaille que vaille, et puis bien-sûr mon chagrin n'est pas comparable à celui éprouvé par la famille, mais qu'importe je ne suis pas friand de ce genre de compétitions. Je transmets cependant tout le courage nécessaire à ses parents et proches...
Loup le 21/05/2007
Nous n'irons finalement pas la voir, ou seulement dans la boite en bois qu'on nous réserve pour la fin... Exactement à l'instant où j'ai posté mon mot, le téléphone a sonné pour me dire qu'elle était morte.